FAQ - Discussion sur l’environnement et la santé

existe-t-il des risques d’incendie pour la forêt ?

Un incendie peut avoir une origine interne (composants électriques présents dans l’éolienne, surchauffe de pièces en rotation) ou externe (la foudre par exemple).

 

La conformité des éoliennes et autres composants du parc éolien avec les normes en vigueur rend le risque d’incendie d’origine interne très faible. De plus, le système de détection des anomalies dont sont munies les éoliennes permet de prévenir l’exploitant du parc en cas de début d’incendie.

 

En ce qui concerne les incendies d’origine externe, des mesures préventives et réductrices sont mises en place en concertation avec le Service départemental d’Incendie et de Secours. Les éoliennes sont par ailleurs munies d’un dispositif de protection contre la foudre.

Les éoliennes sont-elles bruyantes ?

Le bruit produit par les éoliennes est de deux types : le bruit mécanique qui résulte du frottement des pièces mécaniques entre elles au niveau de la nacelle, et le bruit aérodynamique qui résulte du mouvement des pales dans l’air. Un isolement phonique des nacelles permet de s’affranchir du bruit mécanique. Des technologies innovantes permettent de limiter le bruit aérodynamique. Par exemple un système inspiré de la forme des ailes de hibou, qui sont capable de se déplacer silencieusement, et adapté aux pales d’éoliennes permet d’abaisser le bruit aérodynamique (système de serration).

 

La réglementation acoustique en France est l’une des plus strictes d’Europe et vise à garantir le confort des riverains des parcs éoliens. L’étude d’impact acoustique réalisée en phase de conception du projet joue donc un rôle déterminant dans le choix du positionnement des éoliennes. Après la mise en marche du parc, des mesures acoustiques sont réalisées dans une phase appelée « réception acoustique », afin de confirmer les calculs de l’étude et de s'assurer que les seuils réglementaires sont bien respectés.

Les éoliennes génèrent-elles des infrasons ?

Comme toute infrastructure (route, voie ferrée, …) les éoliennes génèrent des infrasons autour des installations qui se limitent à des niveaux sonores nettement inférieurs aux seuils d’audition et de perception et n’engendrent pas d’effet nuisible sur la santé humaine, au regard des connaissances actuelles et des données disponibles.

 

Pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), les résultats des dernières études ne justifient ni de modifier les valeurs limites d’exposition au bruit existantes, ni d’étendre les fréquences sonores actuellement considérées dans la réglementation aux infrasons et basses fréquences sonores.

Comment la richesse biologique est-elle prise en compte dans les études ?

La doctrine « éviter – réduire – compenser » est appliquée dès le début du projet.

 

Concernant la biodiversité, un cadrage préalable est réalisé grâce à la consultation des bases de données existantes qui permet de dresser une liste de référence des espèces à prospecter, des enjeux à prévoir, et oriente le choix des méthodes d’investigation.

 

Une campagne de terrain est ensuite menée sur un cycle biologique complet pour recenser les espèces présentes (flore, faune terrestre, oiseaux et chauve-souris) et caractériser l’utilisation du site.

 

L’analyse des sensibilités permet ensuite de mettre en évidence des zones où l’implantation d’éoliennes est à éviter. Si malgré les précautions prises en phase de conception, des impacts potentiels du projet existaient, des mesures de réduction sont à prendre pour minimiser ces impacts, et des mesures sont prévues pour compenser les impacts résiduels.

 

Les données récoltées dans le cadre de ces études permettent d’enrichir la bibliographie et contribuent à un enrichissement global des connaissances sur la biodiversité.

Ressent-on des vibrations autour des éoliennes ?

Le dimensionnement de la fondation permet d’éviter toute vibration.